Zoekveld

Menaces politiques sur l’avenir des soins de santé belges (CIUM)
05/07/2016 - 03:05

C’est avec stupeur et effroi que ce matin, les étudiants en médecine wallons ont pu constater une énième tentative d’instrumentaliser à des fins politiques le brûlant dossier des INAMI dénonce mardi le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) dans un communiqué.

En effet, il semblerait qu’appuyé par la NVA, Mr Rik Torfs, recteur de la KUL et politicien au sein du CD&V souhaite se lancer dans un odieux chantage politique en exigeant ni plus ni moins qu’une scission de la sécurité sociale si la ministre De Block se pliait aux suggestions de la commission de planification.

Pour rappel, il y a quelques semaines de ça, la commission de planification rendait à la ministre De Block un rapport, basé sur des évidences scientifiques qui suggère qu’aux vues des besoins différents en médecins en FWB, il serait opportun d’ajuster la clef de répartition Nord/Sud des numéros INAMI (officieuse entendons-nous bien) de 60/40 en 56,5/43,5.

Depuis, la machine à démanteler la Belgique s’est mise en route, voyant là une opportunité de dynamiter les fondations de notre pays.

Aux vues des dernières réactions de certaines « personnalités », il est de bon ton de rappeler à chacun quels sont leur domaine de compétence et où il s’arrête.

Quand il s’agit de vouloir « faire payer l’addition » aux étudiants, souvenons-nous que nous ne bouclons pas un budget mais qu’il est ici question de solutionner une crise sociale qui concerne l’avenir de milliers d’étudiants et par extension de millions de patients.

Face à des termes tels que « compensation », « équitabilité » ou « solidarité », nous nous posons tout de même quelques questions notamment sur où l’équité se trouve quand 5000 étudiants voient leur avenir se faire torpiller par des politiques communautaristes ?

Où la solidarité se trouve quand certains exigent de démanteler la sécurité sociale au détriment de la population et de l’avenir de la Belgique ?

A l’avenir, rappelez-vous chers politiques que le pragmatisme doit prévaloir au dogmatisme et qu’à ce titre, le médecin, pour apporter ce qu’il y a de mieux pour ses patients, base son avis sur des preuves scientifiques, pourquoi ne pas en faire de même ?

A ce titre, nous continuons de croire que le médecin qu’est Mme De Block saura s’affranchir des pressions politiques et écoutera l’avis rigoureusement construit de la commission de planification.