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Quotas INAMI : le CIUM dénonce une instrumentalisation politique pour la scission des soins de santé
10/06/2016 - 03:41

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Le Comité Inter Universitaire des étudiants en Médecine  (CIUM) apprenait jeudi que , selon une note confidentielle, la ministre De Block compte suivre l’avis de la commission en ce qui concerne l’augmentation des quotas INAMI. Dans une réaction envoyée à MediPlanet , le CIUM encourage la Ministre à suivre cette décision et s’insurge contre les réactions du NVA qui , selon les étudiants, incite à la scission des soins de santé.

Pour rappel, la commission de planification de l’offre médicale a fait parvenir il y a 3 semaines une note à la ministre de la santé, dans laquelle elle propose d’augmenter les quotas INAMI pour 2022 et de revoir la répartition actuelle, qui n’est que trop favorable à la Flandre (60% contre les 40% en Wallonie), et d’élever à 44% la proportion des quotas fédéraux destinés aux étudiants en médecine ressortissant des universités wallonnes.

Par la même occasion on apprenait aussi que certains partis politiques comme la N-VA et le CD&V se montrent critiques. La N-VA, qui qualifiait il y a 3 semaines la proposition de la commission de planification « d’étrangeté inconcevable », face au possible feu vert de la ministre De Block, qualifie l’affaire de « scud communautaire lancé en direction du fédéral ».

De plus, certains membres du parti incitent à la scission des soins de santé, puisque pour eux, « le fond est atteint en ce qui concerne les concessions aux francophones ».

A travers cette réaction , le CIUM tient à :

1. Encourager la ministre de Block à suivre l’avis de la commission de planification : une décision pareille est nécessaire et primordiale pour préserver des soins de santé de qualité et assurer un service optimal reparti sur l’ensemble de la population, surtout tenant compte de la pénurie objectivée dans certaines spécialités médicales. Pour rappel, selon une étude de 2015 (Deliege D) montre qu’à quotas inchangés on ne remplacera que 43% des médecins partant à la retraite en FWB contre les 150% en Flandre.

2. S’insurger face aux propos de la N-VA qui instrumentalise une question délicate qui influence l’avenir des soins de santé belges premièrement, et deuxièmement, l’avenir de milliers d’étudiants en médecine pour avancer des propos incitant à la scission des soins de santé. Le CIUM est persuadé qu’il existe au sein des la N-VA des personnes pouvant faire preuve d’esprit scientifique : on voudrait dès lors voir les arguments scientifiques sous-tendant leurs propos ; le cas échéant, nous considèrerons ces arguments, une nouvelle fois, comme populistes et démagogiques. Si dans le passé ces propos n’étaient que cachés et sous-entendus, maintenant ils sont explicites. D’ailleurs, dans un souhait de scission, il est important de remarquer que selon des études de l’INAMI, les wallons et les bruxellois ne surconsomment pas de soins de santé, contrairement aux flamands. On tient à rappeler que les arguments avancés par la commission de planification pour l’augmentation des quotas sont de nature scientifique, voulant préserver la qualité de l’enseignement de la médecine et la qualité des soins de santé et ne tiennent pas compte des souhaits politiques des différents partis. Grâce à cette augmentation de quotas on pourra faire face à la pénurie future de médecins et remplacer en partie le personnel médical partant à la retraite. Ce sont donc des modifications nécessaires et primordiales.

3. Rappeler que l’impact de l’augmentation des quotas affecte les quotas pour le concours en fin de première année. Un effet minime, certes, mais grâce à l’augmentation des quotas, le nombre d’étudiants pouvant être acceptés en deuxième année de médecine pourrait être revu à la hausse, ce qui est un message positif pour nos étudiants en médecine mais aussi pour la population.

Nous espérons enfin que la ministre De Block puisse, malgré les propos de certains partis politiques qui ne semblent pas tenir compte de la nature objective et urgente de la question INAMI, accepter et signer la proposition de la commission de planification qui met en avant des propositions rigoureuses et scientifiques et, dont les conséquences sur la population belge et les soins de santé ne pourront qu’être bénéfiques.

Pour le CIUM, Giovanni Briganti,  Vice président

Commentaire

Quotas INAMI : le CIUM dénonce une instrumentalisation...

Si les étudiants en Médecine souhaitent de décider "de manière communautaire", voilà qu'ls demandent la scission de l'INAMI.
Qu'ils cessent de vouloir décider eux-mêmes mais ne pas porter la responsabilité financielle de leur décision et "exigent" que las Flandre payera.
Brrr .... l'élite future de la Wallonnie ?