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Plus de médecins francophones en 2022 ? La N-VA pas d’accord ! Le CIUM menace …
13/05/2016 - 03:48

La Commission de planification de l'offre médicale a augmenté, dans un nouvel avis, le quota de médecins qui pourront exercer des activités Inami pour 2022 à 1.320 unités réparties en 745 unités en Flandre et 575 unités en communauté française, indique vendredi le Journal du Médecin qui relaie le rapport de la Commission qui paraîtra le 25 mai prochain. « La répartition 60/40 est donc ajustée et donne un peu plus de champ aux francophones (presque 44% du quota) », note le journal.

L'avis sera étudié par la ministre de la Santé publique Maggie De Block. Plus de médecins seront donc autorisés à la profession. Entre 2018 et 2021, i l y aura 1.230 médecins de plus dont 738 en Flandre (240 généralistes) et 492 en Communauté française (160 généralistes).

Un avis rejeté en bloc par le N-VA qui trouve scandaleux que la commission propose de modifier le rapport 60/40 en faveur des médecins francophones. « Nous comptons sur le bon sens du ministre de la Santé Maggie De Block pour balayer cette absurdité de la table »  rétorquent en choeur la députée flamande Valérie Van Peel et le secrétaire national du N-VA , le docteur Louis Ide. « Après des decennies de non-politique du côté wallon et des concessions fédérales au PS, qui ont entraîné une surpopulation médicale en wallonie, oser proposer maintenant de changer ce rapport en faveur de la wallonie est d’une étrangeté inimaginable » poursuivent-ils en évoquant la longue discussion sur le numerus-clausus en médecine.

Pour le N-VA cette répartition est «  une gifle pour les milliers d'étudiants flamands qui ne peuvent pas commencer leurs études de médecine ».

Pour sa part le président du groupe de travail médecin souligne le fait qu'il a essayé d'intégrer au maximum plusieurs paramètres dans la projection comme la mobilité étudiante, la féminisation de la profession, le taux d'activité moindre des femmes par rapport à leurs collègues masculins et également le vieillissement de la population et donc l'augmentation de la demande de soins.

Un avis partagé par le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) qui dans un communiqué vendredi salue la décision de la commission d'augmenter les quotas et de revoir la clé de répartition et salue l’impact d’une telle décision sur les quotas communautaires qui seront revus à la hausse.

Il reste néanmoins sur la défensive et se dit prêt à mobiliser les étudiants « pour qu’ils défendent leur avenir et celui de leurs patients » si Maggie De Block devait céder à la demande du N-VA et rejeter la nouvelle clé de répartition.