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Les étudiants de dernière année auront leur numéro Inami cette année (Marcourt)
19/04/2016 - 05:05

Les étudiants inscrits en dernière année de médecine devraient tous recevoir en juin prochain leur numéro Inami, a assuré mardi le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS). Le CIUM prend acte mais regrette "le jeu de ping pong politique stupéfiant qui a caractérisé la gestion de ce dossier."

Après concertation avec les doyens, le gouvernement de la Fédération vient en effet de prendre les mesures juridiques nécessaires pour permettre aux doyens des facultés de médecine de délivrer les précieux sésames.

"Vu l'information transmise par la ministre fédérale de la Santé relativement au nombre suffisant d'attestations disponibles pour l'année 2015-2016, le gouvernement (de la Fédération) a confirmé que les doyens concernés peuvent, en leur qualité de membre du jury interuniversitaire, délivrer les attestations universitaires aux étudiants qui seront en situation de réussite académique à l'issue de l'année académique 2015-2016", a indiqué M. Marcourt en réponse à une question de Caroline Persoons (DéFI) sur le sujet.

Un avant-projet de décret nécessaire à cette opération a d'ailleurs été rédigé et est actuellement soumis à l'avis du Conseil d'Etat.

Les doyens francophones de médecine avaient menacé de ne pas délivrer de numéros Inami aux étudiants engagés en dernière année de médecine sans être sûrs que l'opération ne se fasse pas au détriment des autres étudiants engagés dans les années inférieures vu le contingentement du nombre de praticiens.

M. Marcourt et Mme De Block s'opposent depuis des mois sur les modalités (et les besoins) de contingentement des médecins.

Le ministre francophone a profité de sa réponse mardi pour rappeler qu'il avait mis en place le filtre aux études de médecine réclamé par Mme De Block. "J'attends qu'elle fasse de même en respectant son engagement. Elle l'a rempli de manière partielle, en publiant un cadastre (des médecins) en mai 2015, dont on attend toujours le volet dynamique", a-t-il glissé.

"Il manque aujourd'hui la concrétisation d'un engagement qui permettrait de rassurer tous nos étudiants : l'écriture d'un arrêté royal confirmant l'extension du mécanisme de lissage jusqu'en 2021. Cet engagement a été inscrit dans le projet de protocole d'accord proposé à la conférence interministérielle Santé de juin dernier", a encore rappelé M. Marcourt

Dans un communiqué, le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) tient à rappeler 3 points essentiels:

1- L'importance de définir rapidement la durée du lissage négatif afin de rassurer nos étudiants et de permettre aux Universités de se préparer aux prochaines années. Basant nos revendications sur les récentes études scientifiques dessinant l'avenir chaotique de notre première ligne, le CIUM tient à rappeler qu'en sauvant tous les étudiants actuellement, seulement 43% des départs à la retraite seront remplacés dans les 10 prochaines années. Ces chiffres doivent être utilisés comme base de résolution du problème de pénurie qui existe et touche notre pays actuellement, et doivent permettre de légitimer une durée de lissage négatif la plus longue possible.  2. La nécessité de concrétiser un accord sur la modification du décret qui semble, pourtant sur le papier, accepté par tous les acteurs politiques. 

3. De cesser à l'avenir ces petits jeux et turpitudes politiques qui visent à instrumentaliser l'avenir des étudiants pour faire pression sur d'autres acteurs politiques du dossier.

Pour le CIUM "Il est plus que temps que nos politiques et nos gestionnaires facultaires pensent à l'intérêt des étudiants à savoir les futurs médecins qui s'occuperont d'eux dans les prochaines décennies. "

Au delà des considérations propres aux étudiants en médecine et dentisterie, le CIUM tient à rappeler que la gouvernance controversée de nos gestionnaires politiques a des impacts à moyens et longs termes sur un système de soins de santé qui profite à l'entièreté de la population.   

> Lire le communiqué intégral du CIUM