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Filtre aux études de médecine - Le nombre d'étudiants qui pourront passer en 2e bac restera au même niveau l'an prochain
02/06/2016 - 05:04

En ce début de semaine, le CIUM a pris connaissance du nombre d’attestations disponibles au terme de la première année de médecine pour l’année prochaine. Contre toute attente, ce nombre reste inchangé par rapport à cette année (UMONS: 67, UNAMUR: 144, UCL: 164, ULg: 166), excepté pour l’ULB qui ne remplira pas ses quotas cette année (115 places disponibles, 96 étudiants engagés au second quadrimestre).  Le renforcement du "lissage négatif" destiné à compenser l'attribution anticipée de numéros Inami aux étudiants diplômés ces dernières années est donc reporté d'au moins un an.

"Sans accord du fédéral (sur le lissage), c'est effectivement le statu quo", a confirmé jeudi le cabinet du ministre Marcourt qui, chaque année, fixe le nombre d'étudiants qui pourront passer en 2e année l'année suivante.

Cette année, seuls 605 étudiants seront pour rappel admis en 2e année de médecine (et 89 en dentisterie) sur base d'un concours organisé à la fin de ce mois de juin

Le secteur s'attendait à une diminution progressive de ce quota dès l'année académique prochaine (2016-2017) mais, contre toute attente, celui-ci restera identique.

En 2015, après plusieurs mois de bras de fer avec la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block, la Fédération Wallonie-Bruxelles s'était résignée à organiser la limitation d'accès aux études médicales.

En échange, la ministre De Block s'était engagée à fournir un numéro Inami à tous les étudiants engagés dans la filière, pour autant que les numéros excédentaires délivrés soient récupérés sur les cohortes futures d'étudiants de médecine, un mécanisme dit de "lissage négatif".

M. Marcourt et Mme De Block divergent toutefois toujours sur les modalités pratiques de ce lissage, les besoins médicaux pour les années et décennies à venir donnant lieu à des interprétations différentes, malgré une récente proposition de la commission de planification.

La ministre fédérale dit aussi douter de l'efficacité du filtre francophone en fin de 1re, là où les universités flamandes appliquent depuis des années un examen d'entrée.

Le maintien à l'identique du quota d'étudiants autorisés à passer en 2e année constitue à coup sûr une bonne nouvelle pour les étudiants qui entameront ces études en septembre prochain.

Mais vu le retard qu'il imprime de facto sur la mise en oeuvre du lissage négatif, ses effets à échéance n'en seront que plus drastiques, sans dissiper les doutes qui pèsent toujours sur les étudiants actuellement engagés en médecine et dentisterie, selon le comité inter-universitaires des étudiants en médecine (CIUM).

"Il est capital que la ministre De Block tienne ses engagements et respecte sa parole. Sans devoir recourir à une n-ième instrumentalisation politique de l'avenir des étudiants en médecine et dentisterie, les acteurs autour de la table doivent finaliser au plus vite l'accord sur la durée du lissage négatif", exhorte Quentin Lamelyn, président du CIUM.

Celui-ci attend aussi de la ministre fédérale qu'elle valide au plus vite la récente proposition d'augmentation du contingentement fédéral de praticiens.

"Même si nous ne pourrons pas éviter le lissage négatif à terme, une augmentation des quotas fédéraux permettrait en effet d'atténuer l'effet négatif du lissage sur le nombre d'attestations distribuées au terme de la première année", ajoute le président du CIUM pour qui l'enjeu du débat est moins l'avenir des étudiants en médecine que celui de notre système de soins de santé.

> Le communiqué du CIUM