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ESC 2015: e-Health, les bonnes intentions ne suffisent plus!
02/09/2015 - 02:51

Au congrès de l’ESC qui se termine aujourd’hui, l’e-Health ou télémédecine s’est imposé dans pratiquement toutes les strates des différentes conférences. Avec plus de 3 milliards d’utilisateurs de smartphones et autres tablettes, on estime qu’en 2017, la moitié utilisera une application relative à la santé.

Il s’agit donc d’un défi technologique et de communication, mais aussi une gageure de sécurité. Lors du congrès le Dr Enrico Caiani (Milan, Italie) a, par exemple, détaillé les derniers progrès en matière de contrôle du rythme cardiaque et de la pression sanguine. Il constate que chaque jour le nombre d’Apps médicales s’accroit : il dépasse actuellement les 40.000 ! La question est alors de savoir si une App médicale pourrait être « prescrite » (SIC) à un patient ou non.

En effet dans la définition de la FDA américaine, il s’agit d’un appareillage médical qui peut causer un risque potentiel pour le patient si l’application n’est pas utilisée correctement. Toutefois les bénéfices sont également immenses en termes de surveillance, de compliances thérapeutiques et d’améliorations de ses habitudes de vie comme l’activité physique.

L’e-Health est donc en train de virer au mobile-Health ou m-Health. Dans ce contexte, la société européenne de cardiologie se veut être un acteur très actif pour faciliter l’implémentation d’applications validées, de promouvoir leur utilisation par des programmes éducatifs et d’aider à une meilleure régulation de l’offre. Pour Martin Cowie, trop longtemps les sociétés scientifiques ont ignoré cet aspect de la santé ; il est temps qu’elles s’y intéressent de près non seulement pour les patients, mais aussi pour les cliniciens et les chercheurs. Il s’agit potentiellement d’une source d’informations très importantes pour la recherche lorsqu’elle doit être menée dans la vie réelle.

Le défi est majeur et si certaines applications sont spécifiques à la cardiologie, la plupart touchent à d’autres spécialités médicales. Or, les autorités de régulation tout comme les organismes internationaux éprouvent cependant des difficultés à réagir rapidement face à un marché en perpétuelle mutation. Au-delà des déclarations d’intentions louables, on voit mal comment elles pourraient se porter garantes du bien-fondé de telle ou telle applications alors que l’on sait que les données qu’elles véhiculent présentent une valeur marchande importante… On peut retrouver la plupart des communications à ce sujet sur ESC365.