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Trop de travail, trop de stress

Les généralistes travaillent dur. Une journée de travail de 10 heures est monnaie courante.  

8% seulement des généralistes que nous avons interrogés disent travailler jusqu’à 6 heures par jour. Mais 85% d’entre eux déclarent travailler plus de 8 heures par jour. Et une journée de travail de 10 heures est monnaie courante pour 34% des généralistes qui ont participé à notre enquête. 24% affirment travailler des journées de 12 heures et 17% déclarent même travailler plus longtemps encore.   

Les généralistes wallons sont ceux qui abattent le plus grand nombre d’heures (22% > 12 heures).

Les Bruxellois francophones sont les moins assidus en matière d’heures supplémentaires (seulement 5,7 % > 12 u).

Ce sont surtout les généralistes masculins qui continuent encore à trimer après 10 heures du soir.

Tous les généralistes, hommes et femmes confondus, estiment qu’ils travaillent (trop) dur et qu’ils ne disposent en conséquence de trop peu de temps à consacrer à leur famille. « Ce que je regrette le plus, c’est de ne pas avoir vu grandir mes enfants, » a confié une généraliste à www.mediplanet.tv. “ Maintenant que ce sont de jeunes adultes, il est trop tard et ils font des choses que je ne puis toujours admettre. Ils ont appris à se débrouiller. ” 

Le nombre de divorces est au-dessus de la moyenne chez les médecins (généralistes). Plusieurs avocats spécialisés nous l’ont confirmé. Comme nous pouvions nous y attendre, il n’existe pas non plus de statistiques à ce sujet dans notre pays et il s’agit bien donc d’un champ d’exploration jusqu’ici inexploité. Les principales raisons avancées pour lesquelles les mariages se défont sont l’éloignement, l’épuisement physique et moral ou encore des problèmes d’assuétude. Ce sont exactement les mêmes phénomènes qui sont engendrés par une charge de travail trop lourde.

Mais lorsqu’on demande aux généralistes combien de patients ils doivent voir par jour pour garantir une médecine de qualité, 64% d’entre eux parlent de 20 à 30 patients. Sans cela une pratique de généraliste n’est tout simplement pas viable. L’argument avancé par les syndicats de médecins selon lesquels les généralistes n’ont pas à se plaindre parce que leurs revenus ont augmenté de plus de 10 pourcent ces dernières années est donc particulièrement cynique. Le généraliste gagne toujours trop peu. Et lorsqu’il prend sa pension, il ne peut compter que sur un minimum de survie. C’est aussi un des aspects délicats, selon notre enquête. Le généraliste est donc dans un cercle vicieux. Les études pour devenir médecin généraliste sont longues et difficiles, il doit travailler longuement et durement pour rester généraliste, et doit rester généraliste plus longtemps qu’il ne le souhaite. Ce qui lui pèse aussi lourdement.

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Source MediPlanet enquête 05/2009 Reproduction moyennant autorisation

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