Formulaire de recherche

Concours en médecine - Les étudiants déçus après la rencontre avec le cabinet de Maggie De Block
18/08/2016 - 01:22

Une délégation d'étudiants en médecine a été reçue jeudi midi par le cabinet de la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block. Elle a demandé, comme annoncé, d'accorder un numéro Inami à tous les étudiants engagés en médecine. Les étudiants sont ressortis après moins d'une heure de réunion, très déçus. "Nous n'avons pas lu le même arrêt (du Conseil d'Etat, ndlr) que Mme De Block et nous nous demandons si le cabinet a un juriste...", a déclaré Opaline Meunier, présidente de l'Unécof (Union des étudiants de la communauté française) à la sortie de la réunion.

"Le cabinet de la ministre ne veut rien entendre et affirme que tant que Jean-Claude Marcourt (ministre de l'Enseignement supérieur pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, ndlr) n'aura pas réformé le concours en médecine, la situation ne se débloquera pas", explique Opaline Meunier.

Pour la ministre, le Conseil d'Etat a jugé, dans son arrêt rendu vendredi dernier, que le concours instauré en fin de 1ère année de médecine dans la FWB était illégal. Or, pour les étudiants et leurs avocats, le Conseil d'Etat a jugé que c'étaient les quotas de numéros Inami décidés par le fédéral qui étaient illégaux car ils reposent sur des données non-précises.

"Nous nous demandons si le cabinet de la ministre dispose d'un juriste car il n'a manifestement pas compris la décision judiciaire", a réagi Opaline Meunier.

Les étudiants en médecine disent ne pas abandonner le combat. "Les étudiants en ont marre", a souligné Quentin Lamelyn, président du CIUM (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine). "Nous faisons des études très difficiles, avec beaucoup de stages. Nous nous battons pour obtenir notre diplôme et on nous met en plus des obstacles dans les roues", a-t-il déploré.

Les étudiants espèrent désormais un signe du ministre francophone Jean-Claude Marcourt pour débloquer la situation. Les deux ministres doivent se rencontrer à 16h00 jeudi.

"En tout cas, nous ne lâcherons pas. Si demain il n'y a pas de solution, je peux vous garantir qu'à la rentrée en septembre, il y aura une grande manifestation et la ministre va y perdre des plumes", a mis en garde Quentin Lamelyn.