2 belges sur 3 utilisent des médicaments homéopathiques !
25/04/2014 - 01:51

Une enquête réalisée par Dedicated Research pour les laboratoires Boiron a tenté, à travers un panel représentatif de la population belge, de mesurer l’opinion et le comportement des belges en matière d’homéopathie. Avec une conclusion : près de 69 % des belges utilisent des médicaments homéopathiques.

Ce chiffre, en forte augmentation par rapport à 2011 où 50% des belges utilisaient des médicaments homéopathiques, démontre l’intérêt croissant de la population pour les traitements homéopathiques constate Ulrike Van den Houte, pharmacien responsable de l’information des laboratoires Boiron.

Comme en 2011, l’homéopathie reste la 3ème médecine la plus mentionnée, avec une évolution positive du niveau de confiance en la capacité de l’homéopathie à traiter les pathologies/problèmes suivants : maladies hivernales, stress, troubles anxieux (dont troubles du sommeil) , troubles digestifs et allergies.

La perception évolue également en ce qui concerne l’accompagnement de pathologies lourdes, les problèmes gynécologiques, les douleurs articulaires et les problèmes dermatologiques tels que l’eczéma.

Le recours à l’homéopathie augmente fortement

En deux ans, le recours à l’homéopathie a considérablement augmenté.

En réponses spontanées, 44% des foyers déclarent utiliser ou avoir utilisé des médicaments homéopathiques. Ceci est une hausse significative par rapport aux 40% de 2011.

Ces résultats sont encore plus parlants lorsque nous croisons les réponses spontanées avec les réponses assistées (nous avons montré des photos de médicaments homéopathiques (tubes et spécialité Boiron)) :

Le pourcentage d’utilisateurs de l’homéopathie est donc passé de 50% à 69%, soit une progression de 19%. La proportion de non-utilisateurs absolus de l’homéopathie passe donc en 2 ans de 50% à 31%. De toutes évidences, le recours a l’homéopathie s’élargit fortement en Belgique.

Quels sont les freins et motivations à recourir à l’homéopathie ?

La motivation principale reste le caractère naturel

Les motivations des utilisateurs d’homéopathie à y recourir ont sensiblement évolué dans le courant des 2 dernières années:

§ le caractère naturel reste la motivation principale: clairement, l’idée que l’homéopathie, est naturelle, qu’elle ne crée pas d’effets secondaires et qu’elle n’est donc pas mauvaise pour la santé est fort ancrée dans l’esprit de la population belge,

§ exprimée d’une autre manière, le souhait d’éviter les médicaments chimiques est fortement présent chez les utilisateurs d’homéopathie même si cette idée est en recul sensible par rapport à il y a 2 ans (cette motivation est passée de 39 % en 2011 à 28 % en 2013),

§ enfin, le conseil/la recommandation reste une motivation très importante: celui des professionnels de la santé (médecin (27%) et pharmacien (25%)) devance significativement les conseils des proches (34%).

Le frein principal reste le manque d’information

Pour les non-utilisateurs d’homéopathie, le principal frein à l’utilisation de l’homéopathie est le manque de connaissance qu’ils en ont. Ce frein se renforce légèrement en passant de 43% à 48% des non-utilisateurs.

Deux autres freins sont par contre en recul très sensible par rapport à il y a 2 ans:

• l’idée que l’homéopathie guérit moins vite reste mentionnée par 1 non-utilisateur sur 5 (20%) mais cette proportion recule assez fortement par rapport aux 30% de 2011.

• et, dans le même ordre d’idée, le sentiment que les traitements homéopathiques sont trop longs : cette idée reste partagée par 13% des non-utilisateurs d’homéopathie, mais était de 23% en 2011.

70% des non-utilisateurs (qui connaissent l’homéopathie) déclarent vouloir utiliser des médicaments homéopathiques dans l’avenir. Chez ces utilisateurs potentiels, c’est clairement la recommandation du médecin traitant habituel (84%) ou du pharmacien (68%) qui pourrait déclencher l’utilisation de l’homéopathie.

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Interview met Bettina Ryll (Oprichtster van Melanoma Patient Network en mede-oprichtster van het M-ICAB)